lundi 4 juillet 2016

La vie est facile, ne t'inquiète pas, A.Martin-Lugand (2015)

   "Rentrée d'Irlande, Diane est bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. avec l'aide de son ami Félix, elle s'est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C'est là, aux "Gens heureux lisent et boivent du café", son havre de paix, qu'elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, t surtout, il comprend son refus d'être mère à nouveau. Car elle ne peut se remettre de la perte de sa fille.
    Bientôt, un événement inattendu va venir bouleverser les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé.
    Aura-t-elle le courage d'accepter un autre chemin ?"








     Une première pour moi : aussitôt la lecture de Les gens heureux lisent et boivent du café terminée, je suis allée me procurer la suite. Je ne pouvais pas quitter Diane comme ça ! Je devais savoir ce qui lui arrivait ensuite ! Ce n'est pourtant pas du tout le genre de romans que je lis d'habitude. Mais, la lecture est "facile", et surtout elle fait du bien au moral ! Et puis, j'ai bien fait, parce que j'ai trouvé l'écriture de cette suite plus aboutie, plus approfondie. Ce qui a été un petit plus, parce que (déformation professionnelle oblige) je suis un peu (beaucoup) sensible au style de l'écriture. Mais ça, je l'ai déjà dit dans ma précédente chronique, je ne vais donc pas revenir là-dessus.

     C'est donc avec plaisir que j'ai retrouvé Diane. Mais là, elle m'a un peu agacée quand même. Le côté mon coeur balance entre deux hommes, ça va 5 minutes. Oui, parce que non seulement il y a Olivier  présenté dans la quatrième de couverture, mais il y a un autre homme. D'un côté le gentil, attentionné, sécurisant Olivier ; et de l'autre un homme sombre et ténébreux. A plusieurs reprises, j'ai eu envie de la secouer et de lui dire : "Arrête de tergiverser, tu sais très bien qui tu aimes !" 

     Puis, il y a aussi cet enfant, Deaclan, qui apparaît. Ce qui n'est pas sans tourmenté Diane. Mais Deaclan et elle sont unis par un même lien. Si elle a perdu sa fille, le petit garçon de 6 ans a perdu sa mère. Ce n'est pas sans émotion que j'ai lu cette partie de l'histoire.


    Pour conclure, cette lecture fut pleine d'émotions (peut-être plus que la lecture précédente), même si l'indécision de Diane m'a quelque peu agacée par moments. Une lecture qui remonte le moral, même si le sujet de départ est loin d'être gai !

Citations :

"L'aboutissement d'un deuil normal n'est en aucune façon l'oubli du disparu, mais l'aptitude à le situer à sa juste place dans une histoire achevée, l'aptitude à réinvestir pleinement les activités vivantes, les projets et les désirs qui donnent de la valeur à l'existence."  (Monique, Bydlowski, Je rêve un enfant). 

"La mort était triste mais n'était pas une fin en soi."  (p.183)

"Je voulais conseiller les lecteurs en leur permettant de se faire plaisir, de lire les histoires dont ils avaient envie, et ce sans avoir honte. Peu importait qu'ils veuillent lire un prix littéraire ou un succès populaire, une seule chose comptait : que les clients lisent, sans avoir l'impression d'être jugés quant à leur choix. La lecture avait toujours été un plaisir pour moi, je souhaitais que les personnes qui fréquentaient mon café le ressentent, le découvrent et tentent l'aventure pour les plus réfractaires." (p.24)


La vie est facile, ne t'inquiète pas, Agnès Martin-Lugand (2015)
ed. Pocket (240p)

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