vendredi 3 juin 2016

Une relation dangereuse, Douglas Kennedy (2003)

   "Quand Sally rencontre Tony...
   Ils se sont trouvés. Elle, fonceuse, ambitieuse, prête à tout pour décrocher un scoop. Lui, cynique, élégant, jamais plus à l'aise qu'en zone de guerre. Le journalisme extrême : voilà leur drogue, leur raison de vivre. Jusqu'à aujourd'hui. un seul regard a suffi pour les rendre accros l'un à l'autre.
   Dès lors, les événements se précipitent. Un mariage, une maison, un enfant en route... Elle pouponnera, il écrira enfin son roman. Le rêve. Ou presque. Peu à peu, Sally s'enfonce dans la dépression. l'homme qui partage son lit, cet inconnu trop vite épousé, semble cacher bien des vices. Et l'idylle éclatante prend soudain des allures de machination perverse..."





     C'est le premier roman de Douglas Kennedy que je lis. La quatrième de couverture ainsi que le titre étaient assez alléchants, et j'avais découvert l'auteur lors d'un de ses passages dans l'émission La Grande Librairie, il y a quelques mois. C'est donc avec envie que je suis entrée dans l'histoire. Malheureusement, j'ai vite déchanté. Non que l'histoire ne soit pas intéressante. Seulement, ce n'était pas le bon livre au bon moment. L'alchimie n'a pas opéré. Pour tout dire, j'ai eu l'impression de regarder un téléfilm américain qui passe sur M6 l'après-midi (et étant en arrêt depuis plusieurs mois, j'en connais un rayon à ce sujet ! ). Non que je n'aime pas, mais là ce n'était pas ce que je recherchais. Cela dit, il y a de l'action et, même si je n'ai pas apprécié plus que cela cette lecture, j'avoue qu'une fois partie, difficile d'arrêter ! Et ce dès le début. Parce qu'il lui arrive plein de choses à Sally !
     Tout d'abord, cette rencontre avec Tony dans l'hélico de la croix rouge en Somalie. Puis leur amour naissant, au Caire où ils sont tous les deux reporters de guerre. Puis leur mariage et leur déménagement à Londres. C'est là que les problèmes commencent à arriver. En effet, si Tony est anglais, Sally, elle, est américaine. Elle n'a donc jamais mis les pieds à Londres et doit s'habituer à sa nouvelle vie. Mais la vie est belle. Elle est amoureuse, fraîchement mariée, et enceinte ! Mais la réalité sera toute autre. D'abord parce cette grossesse ne se passe pas idéalement. Puis l'accouchement sera une horreur et laissera place à une dépression post-natale assez carabinée. Bref, quand je dis que ce n'était pas le bon livre au bon moment... Tout aurait pu allait pour le mieux, malgré tout cela, si Tony avait été réellement le prince charmant qu'il donnait l'impression d'être au Caire. Or, de retour dans son pays, là aussi la réalité est toute autre.

     Pour conclure, j'ai aimé le personnage de Sally, son optimisme, sa combativité. L'histoire aurait pu me convenir parfaitement, mais à une autre période de ma vie ! C'est haletant, bien écrit (même si j'ai noté que le traducteur était accro aux expressions "à telle enseigne que" et "à l'instar de" !). Une expression à la fin m' a fait rire : "constipation émotionnelle" ! J'ai assez aimé l'image ! 
     Bref, un roman à lire sur la plage cet été, si vous aimez les téléfilms américains, et que vous n'êtes pas enceinte (ou alors seulement si votre grossesse se passe bien !).

Une citation pour finir :

"[...] on peut devenir ce que l'on veut être à condition d'y croire [...]" (p.379).

Douglas Kennedy, Une relation dangereuse (2003), 
éd. Pocket ; 532p.

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