lundi 22 février 2016

Boomerang, Tatiana de Rosnay (2009)



     Cela faisait plusieurs mois que ce roman me faisait de l'oeil. Depuis octobre, en réalité, lorsque j'ai vu la bande annonce du film. Comme toujours, je préfère lire le roman avant de voir l'adaptation. Maintenant que c'est chose faite, je vais pouvoir me procurer le film, qui je pense est bien meilleur que le roman lui-même. En tout cas, l'histoire est intéressante, et j'espère que le réalisateur a su mieux l'exploiter que son auteur.

     C'est la première fois que je lis un roman de cet auteur (et je crois que la prochaine n'est pas pour tout de suite). L'histoire est intéressante, ce qui est un bon point, mais ne fait pas tout
     Mélanie et Antoine Rey sont frère et soeur. Afin de fêter dignement les 40 ans de sa soeur, Antoine l'emmène sur l'île de Noirmoutier, lieu des vacances de leur enfance, du moins jusqu'au décès de leur mère, Clarisse. Sur le chemin du retour, alors qu'elle est au volant, Mélanie veut faire une révélation à son frère. Mais, à ce moment précis, la voiture fait une embardée et c'est l'accident. Tout au long du récit, raconté du point de vue d'Antoine, on fait connaissance avec Antoine, son divorce récent, ses enfants sur lesquels il n'a pas grande autorité, son père, sa grand-mère, sa tante, et surtout Angèle Rouvatier, cette thanatopractrice rencontrée à Clisson lors de l'hospitalisation de Mélanie et qui va le ramener à la "vie". On entre dans cette famille bourgeoise du XVIe arrondissement où les non-dits sont omniprésents et très lourds à porter. Antoine fouille dans le passé dans sa mère et découvre des choses embarrassantes que la famille avait enfouies. 

     Histoire intéressante car psychologique, mais qui à mon sens, n'est pas poussée à son maximum. J'ai trouvé que l'auteur restait en surface des choses et que la même chose aurait pu être racontée en enlevant une centaine de pages. De plus, certes ça se lit bien, mais je n'appelle pas cela de la Littérature. Le style est plat. En fait, il n'y a pas de style. Et comme l'écriture est importante pour moi, ce roman ne m'a pas transportée. Je suis restée sur ma faim. J'ai refermé le livre en me disant : "et alors ?".  

    Bref, après ce genre de lecture, j'ai besoin de me plonger dans un bon vieux classique. C'est une valeur sûre pour moi. Je suis donc allée chercher mon ami Zola dans ma bibliothèque (je sais qu'il ne me décevra pas !).

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