vendredi 17 juillet 2015

L'enfant de Noé, E-E. Schmitt (2004)

Quatrième de couverture :

« Nous allons conclure un marché, veux-tu ? Toi, Joseph, tu feras semblant d’être chrétien, et moi je ferai semblant d’être juif. Ce sera notre secret, le plus grand des secrets. Toi et moi pourrions mourir de trahir ce secret. Juré ?
– Juré. »
1942. Joseph a sept ans. Séparé de sa famille, il est recueilli par le père Pons, un homme simple et juste, qui ne se contente pas de sauver des vies.
Mais que tente-t-il de préserver, tel Noé, dans ce monde menacé par un déluge de violence ?
Un court et bouleversant roman dans la lignée de Monsieur Ibrahim… et d’Oscar et la dame rose qui ont fait d’Eric-Emmanuel Schmitt l’un des romanciers français les plus lus dans le monde.

 L'Enfant de Noé 

Mon avis : 

   Un récit court, agréable à lire, mais pas non plus transcendant. L'histoire est racontée du point de vue de Joseph.  On a donc accès à ses pensées, à la guerre telle qu'elle a pu être vécue par enfant juif, recueilli par un Juste. Bien entendu, Joseph, âgé de seulement sept ans, ne comprend pas tout. L'écriture est donc légère, drôle. Sa méconnaissance des différentes classes sociales, par exemple, prête à sourire lorsqu'une fois chez le comte et la comtesse, il se dit que lui aussi est peut-être noble après tout.
   De plus, autre originalité du récit, c'est que l'histoire ne se déroule pas en France mais en Belgique, tout d'abord à Bruxelles, puis dans le petit village de Chemlin, en 1942. Souvent, les romans évoquant cette période ont tendance à situer leur action dans la France occupée.
   Dans ce récit, on voit l'évolution du petit Joseph, son apprentissage du judaïsme et du catholicisme à travers sa relation amicale avec le père Pons, mais aussi le rôle important que celui-ci a joué dans sa construction en tant qu'individu.  

   Pour conclure, j'ai trouvé l'histoire beaucoup trop gentillette. Un peu comme un conte pour enfant, et par conséquent, à mon avis, un peu éloignée de ce qu'a pu être la réalité pour ces enfants-là. Alors, oui, certes, ne pas lire que des choses tragiques concernant cette période sombre de l'Histoire fait aussi du bien. Mais j'ai trouvé que la fin était un peu trop caricaturale. De plus, le dernier chapitre où il est question de la Palestine et d'Israël est de trop.
 Cette lecture ne me laissera pas de traces mémorables. J'ai préféré très largement Oscar et la dame rose, roman qui m'avait fait découvrir cet auteur il y a une petite dizaine d'années.

L'enfant de Noé, E-E.Schmitt
éd. Livre de poche (112p)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire