jeudi 16 octobre 2014

Un avion sans elle, Michel Bussi

L'histoire :

     23 décembre 1980, l'Airbus 5403 Istanbul-Paris s'écrase sur le mont Terrible dans le Jura. A bord de cet avion, deux familles françaises qui ne se connaissent pas mais qui ont pour point commun d'avoir un bébé de trois mois.
    Alexandre et Véronique de Carville, issus d'une famille très riche, vivent en Turquie et viennent rendre visite à leurs parents, Léonce et Mathilde de Carville. C'est aussi, pour eux, l'occasion de présenter leur fille, Lyse-Rose née le 27 septembre 1980. 
     Pascal et Stéphanie Vitral, vivant à Dieppe, ont gagné un voyage en Turquie. Stéphanie ne veut pas se séparer de son bébé, Emilie, née le 30 septembre 1980. Le couple l'emmène donc. 
     Soit deux bébés dans l'avion, mais un seul survivant. Qui est-ce ? Lyse-Rose de Carville ? Emilie Vitral ? La justice tranche pour la deuxième proposition. Mais si la justice s'était trompée ? C'est ce que le détective privé Crédule Grand-duc va tenter de découvrir pendant 18 longues années. Lorsqu'il découvre enfin la vérité, il est assassiné.
 
 
 
Mon avis : 

     Il y avait longtemps que ce livre me faisait de l'oeil. Je n'en lisais que du bien sur pas mal de blogs. J'ai donc profité d'un peu de temps devant moi pour courir l'acheter et me plonger dedans. Plonger n'est d'ailleurs pas le terme exact. Disons plutôt que c'est le livre lui-même qui m'a happée ! 

     Si la mise en route a été relativement modérée (je suis avec les livres, comme avec les gens d'ailleurs, assez timide quand je les rencontre au début !), je dois dire que la fin m'a entraînée dans un tourbillon de lecture comme il y a longtemps que cela ne m'était pas arrivé ! 350pages en une journée ! Moi qui suis du genre tortue en vitesse de lecture, 350 pages : waouh !! Cela sous-entend donc que je n'ai rien fait d'autres que de lire, mais c'est sans regret aucun !

    Captivant. Voilà le mot qui pourrait résumer tout le roman. L'intrigue en elle-même, la façon dont cela est raconté, les personnages : tout contribue à  faire de ce roman un livre que l'on ne peut plus lâcher.  Et ce dès les premières pages dans lesquelles on vit en direct le crash de l'avion. Cela dure deux pages puis on se retrouve 18 ans plus tard !

     Si Lylie, la petite libellule miraculée de ce crash est le personnage principal, finalement, elle n'est que peu présente dans le roman, du moins pas activement. L'histoire ne nous est jamais racontée par elle. D'ailleurs elle  disparaît dès les premières pages pour ne réapparaître qu'à la fin. L'histoire est racontée du point de vue de Marc Vitral, le soi-disant frère de Lylie (soi-disant, puisque si la justice a tranché, Crédule Grand-Duc continue à mener l'enquête). L'histoire est aussi racontée à travers le récit de ses dix-huit longues années d'enquête que le détective privé a consigné dans un cahier vert. Récit que l'on découvre au fil de la lecture que Marc en fait. Double lecture en fait que nous faisons puisque que cela nous permet à nous lecteur de croiser les infos données dans le cahier avec les souvenirs qui ressurgissent à la mémoire de Marc. Doublement intéressant donc.

     Mais l'histoire manquerait de piment sans cette tordue de Malvina de Carville, soeur aînée de Lyse-Rose. Malvina a été totalement traumatisée par toute cette affaire et refuse de croire que sa soeur est morte. Pour elle, le bébé miraculé n'est pas Emilie Vitral, mais sa soeur, Lyse-Rose. Personnage tordu donc, relevant même de l'hôpital psychiatrique, mais personnage auquel on finit quand même par s'attacher.

     Le suspens ne nous lâche jamais. Toutes les hypothèses élaborées dans mon esprit au fil de ma lecture se sont avérées fausses. Et ça, c'est génial, quand finalement on se rend compte que l'on avait rien vu venir ! Jusque dans les dernières pages on continue à se demander si Emilie Vitral est bel et bien la véritable identité du bébé miraculé. Une lecture qui fait du bien car le dernier livre qui m'a passionnée à ce point remonte à quelques mois maintenant.

     Petit bémol, toutefois. Je supprimerais le dernier chapitre. Ce qui arrive à Marc et Lylie à la fin n' a pas sa place dans le roman, je trouve. C'est un peu trop gros, cela fait un peu trop happy-end à l'américaine,  Bref, je ne suis pas fan de ce genre de fin. Ce sera donc le seul bémol.

Un avion sans elle, Michel Bussi (2012)
Pocket, 573 pages.

4 commentaires:

  1. Contrairement à toi j'ai vite compris ce qui se passait... Mais j'ai pourtant tellement aimé!!! En tout cas ta chronique me donnerais presque envie de me replonger dedans :) En as-tu lu d'autres de Bussi? J'ai aussi lu Nymphéas Noirs. Autant l'intrigue est géniale, autant j'ai eu du mal avec la surprésence de l'art dans ce livre... Bref! Persévère dans tes chroniques, elle valent le coup ;)

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  2. J'ai compris mais partiellement seulement, donc j'ai été sur les fesses à la fin. =) Naramaya je te conseille "N'oublier jamais". ^^

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  3. Pour l'identité du bébé, j'avais bien compris avant la fin, mais je ne m'attendais tout de même pas à ce genre de dénouement. Je comptais justement poursuivre prochainement avec "N'oublier jamais".
    Naramaya : Merci pour ta remarque positive et encourageante sur mes chroniques :)

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  4. Je compte bien me procurer N'oublier jamais, une fois qu'il sera sorti en poche ;)

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